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Sans stratégie, il n’est point de salut …


Je vous ai parlé de Doux au passé, de Doux, de vous, de nous et, vous avez animé la toile.
Parlons-en maintenant au futur.
Au besoin, si vous insistez, nous pourrons revenir sur le présent, sur la façon dont a été construit le corner.

A hauteur d’homme :

Quand on imagine rentrer dans un challenge, quand on veut gagner le match, on commence par observer le terrain de jeu et analyser ses chances, ses forces et ses faiblesses, on identifie ses alliés et ses adversaires.

Pour réussir, il faut imaginer le futur et y attirer tout ce qui, du présent peut s’y inscrire, et laisser choir tout ce qui sera inutile.

Le challenge :

Au global et sur le long terme, si l’on considère Homme et Territoire :

1–  Il est raisonnable de considérer que chaque territoire devrait contribuer à la balance commerciale de son pays.

  • C’est raisonnable, la dette de la France s’accroît encore !
  • C’est prudent : lorsque le FMI a pris la main en Argentine, il fut imposé un équilibre de la balance commerciale province par province.

Alors, en Bretagne, en raison de nos valeurs et de nos aptitudes, s’agissant de notre contribution à la nation, nous pouvons dire : pourquoi pas aussi l’élevage.

2–  Il est raisonnable que chaque citoyen, pour donner du Sens à sa vie et pour faire Société, s’applique à créer de la valeur et des richesses, pour lui et pour les autres.

Alors en Bretagne on peut dire : pourquoi ne pas continuer l’élevage de poulets et à le transformer en nourriture, nous en avons le talent.

3– Pour qui est conscient des problèmes planétaires qui sont devant nous, ceux de l’eau et de la nourriture, nous pouvons dire : pourquoi la France n’aurait-elle pas l’ambition de nourrir ses citoyens. Et dans cette perspective, s’agissant de l’élevage, nous osons dire : ce sera en Bretagne ou ce ne sera pas. Ce sera à brève échéance ou ce ne sera plus.

4- Pendant les 20 ou 30 années où la France d’en haut va tenter de recaler son niveau de vie sur ses moyens réels, il faut que la France d’en bas s’organise pour ne pas en faire les frais et payer un prix insupportable, celui de sa désagrégation.

Si tout cela est bel et bon pour l’homme normal, et que cependant il n’en va pas ainsi, il convient de se poser la question de savoir pourquoi.

C’est du Pourquoi que naît le Comment.

La réponse que je vous propose est que, à force d’empiler des règlements et de répartir les missions dans des mains connectées à des normes, on perd le sens.
Après le pourquoi parlons du comment, comment faire pour s’en défaire !

Permettez que je vous cite ma propre expérience :

Lorsque nous avions dû reprendre une entreprise étatique, j’avais observé pareils imbroglios, les dirigeants étaient nommés en conseil des ministres. Ces gens ignorent qu’au-delà de quatre échelons les pieds du haut ne descendent plus jusqu’à terre.
Et bien sûr, à mon arrivée, un grand nombre de cadres et de conseillers venaient m’expliquer la nécessité de nouveaux règlements, de nouvelles normes pour mettre bon ordre.

Je n’en fis rien, bien sûr !

Ou plus exactement je fis le contraire, et de dire à chacun : « fais comme à la maison : ce n’est pas parceque ici, vous êtes payés, que vous devez faire ce que vous ne feriez pas chez vous ». Deux ans plus tard il y avait 3 fois moins de monde au siège, et ça marchait infiniment mieux. Au lieu de regarder le haut, chacun regardait en bas, le résultat de son action.

Imaginez, regardez tous ces braves gens qui montent à la métropole, ou pire encore, qui se rendent à la capitale, ces bons paysans qui, crédibles à leurs voisins, sont déracinés quand on les emmène sous des lambris dorés, sur des moquettes si épaisses qu’ils ne sentent plus la terre. C’est fait pour, pour qu’ils se rendent ; Il est temps d’en sortir !

Puisse la Bretagne prendre en main son destin et donc celui de Doux et d’autres ensuite.

La France ne gagnera pas contre ses régions.

Le terrain de jeu :

Après les considérations générales faisons un état des lieux pour construire le futur, examinons successivement :

  • La France et son organisation
  • L’Europe et la mondialisation
  • La Production avicole et ses parties prenantes,
  • La Bretagne et ses instances

Une France qui bouscule son organisation, convaincus que le pays est déclassé pour 20 ans, les élites se concentrent sur 3 univers :

– en 1 et c’est le top : Le Grand Paris, « une ville monde », en compétition contre Londres, New-York, Shanghai. Alors, Allons-y pour Expositions et Olympiades, métro express et aéroports.

– en 2 : Les métropoles, lieux de culture et de pouvoirs, pôles économiques, d’éducation et de santé.

– en 3 : la Pantoufle chez les Champions Gaulois ces entreprises positionnées sur les besoins primaires de la population avec mission de « rapporter » et de « conquérir». (Des rentabilités à 56% sur les autoroutes, à 33% sur la gestion des aéroports, et je ne vous parle pas des PPP). Le centralisme s’accélère.

Notez que, en regard des préoccupations du pays, comme ils le disent, chacune de ces entreprises, mains invisibles de l’état, vaut 2 à 2,5 départements.

Je n’oublie pas nos très grandes entreprises patrimoniales qui :

  • soit fuient vers l’étranger à raison des 2/3 de leur chiffre d’affaire. La France est championne du monde pour l’exportation de riches.
  • soit subissent ou subiront la férule du Système.

J’ai côtoyé la haine ordinaire dans mes activités de nourriture animale, d’autres la vive dans le lait, la viande, les grains. Malheur à l’entrepreneur qui tombe dans la nasse.
Le système France conduit à l’intolérance, en économie aussi.

Et après ça, : il reste « nous » !

Nous gens des villes de préfectures et du rural. Nous les citoyens de seconde zone en nos territoires, déployant tant bien que mal nos activités résidentielles et qui sommes contraints d’accepter les 179 grosses taxes, eco ou non.

« Vos gueules les mouettes »

Il en sera ainsi, si nous l’acceptons, si nous acceptons les pantoufles, les rejets et les rebuts des métropoles.

Nous qui croyons à la biodiversité, interrogeons-nous pour savoir qui donc ressourcera le pays le jour où le haut s’affaissera en raison de l’appauvrissement de la qualité des serviteurs de l’état.

Il est des pays où les ETI sont richesses, elles structurent le pays quand les services de l’état s’estompent, les ETI ça osent l’international plutôt que la capitale.

Puisse la Bretagne conserver ses racines et ses valeurs, ses centres de décisions pour qu’un jour, à nouveau, elle serve à la France.

L’Europe et la mondialisation,

Chacun le sait l’Europe est un champ de bataille économique qui depuis 15 ans se régale des renoncements manufacturiers de la France.

La France, qui ne respecte pas ses engagements, paie autrement, en acceptant des avantages concurrentiels hors de propos que se sont donnés les pays voisins.

L’Euro qui est en réalité un Euro-Mark nous étrangle en attendant de s’adapter sous la contrainte.

Le retard pris par la France rend définitivement impossible le rattrapage en bien des activités. Nous savons que faute de valoriser les co-produits, en chondroïtine, en peptides…, nos activités de base ne seront plus rentables. Quand on finit par accepter enfin la méthanisation, nos voisins nous piquent le cracking de nos co-produits, qui rachètent Diana.

Il nous faudra changer les réflexes, changer l’ordre des primautés et choisir d’autres variables d’ajustement que la mort du plus faible.

La mondialisation a conduit à des situations complexes sinon dangereuses.

Ceux qui ont cru que « tout le monde est gentil » en sont pour leurs frais. Confier nos pêcheurs aux Thaï, nos laitiers aux Chinois, nos terres à je ne sais qui, c’est folie.

Brader son autonomie alimentaire n’est pas seulement une erreur, c’est une faute.

La Production avicole et ses parties prenantes,

Qui pour et avec nous, qui contre et contre nous.

Disons tout d’abord que, avec ses 57% de dépense publique, quand l’Allemagne en est à 44%, nos combattants du poulet (et du reste) ont des canons dont la portée est de 20% inférieure à ceux de nos concurrents.

Ceux-ci attaquent Brest quand on ne peut atteindre Paris.

Il n’est plus acceptable qu’après de vagues promesses chacun, ouvriers et éleveurs soient invités à remonter au front jusqu’au prochain échec. Les Bretons ont trop donné.

Loin de Bercy loin du cœur.

Alors, tant qu’à faire mettons-nous encore plus loin.

Loin d’un Paris qui s’en fiche puisque les Parisiens ne manquent pas de poulets, ils demeurent sourds aux harangues du « achetez français » le poulet ils veulent bien mais pour les taxes décidées par eux, c’est non.

Bref : ni au bureau ni à la table, les tenants du centralisme ne sont avec nous,

Les céréaliers et leurs représentations ne sont pas avec nous. Depuis des décennies ces gens, nos fournisseurs obligés, récupèrent dans le prix des céréales et autres graines une part déterminante des gains d’efficacité des éleveurs, le syndicat unitaire veille à ce qu’ils demeurent des captifs économiques.

Imaginez,

Quand l’état leur refusait des hausses de prix, on les autorisait à incorporer plus de déchets ou plus d’eau dans les céréales ; c’est comme le pain « de deux livres » autorisé à 400 grammes.
Ils faisaient en sorte que les aides aux silos portuaires de Bretagne soient assujettis à des conditions qui les empêchaient de devenir des leviers de compétition.

Ils ont été jusqu’à contaminer au DDT, sur ordre, les blés de ceux qui osaient en importer.

La France est le seul pays d’Europe où le prix des blés fourragers est à peine inférieur à ceux des blés meuniers, les index techniques étant manipulés à cette fin.

Bien sûr que le jour où l’élevage aura disparu ici, il leur faudra exporter à un prix compétitif aux Brésil ou ailleurs, là où se fera l’élevage. Bien sûr qu’au prix qu’ils devront faire, nous saurions être compétitifs en élevage de poulets, ici.

 Bref, tout autrement qu’en raison de la loi de l’offre et de la demande, nos fournisseurs sont contre nous.

Nos ports sont contre nous.

Tout le monde le sait, les mœurs y sont anti-économiques, il en coûte à l’élevage breton au moins 100 millions d’euros par an.

Je vous assure que la baisse de trafic Doux sur les quais de Brest va faire monter nos barèmes portuaires sur toute la Bretagne.

 Bref, sous couvert des préfectures, ils sont contre nous.

La RHD (restauration hors domicile) est contre nous. C’est essentiel d’en parler parce que pour nous, pour Doux, c’est le marché du poulet importé qu’il nous faut reconquérir. Il le faut, sauf que ceux qui bénéficient de prix « import » n’ont pas envie que ça change. Le différentiel dont ils ont bénéficié des années durant explique en partie le succès des géants français de la RHD, c’est comme pour la distribution, nous avons des champions du monde, mais qui donc a payé pour ça.

Nous avons gardé les mœurs d’avant mondialisation. Il faudrait être ensemble pour faire gagner la France.

 Bref nos clients naturels sont aujourd’hui contre nous.

Les concurrents français de Doux, producteurs de volailles sont plus ou moins contre nous.
Nous disons plus ou moins contre nous, parce que deux choses sont évidentes.
Personne ne rêve plus d’être propriétaire d’un abattoir dans un pays qui les met hors-jeu.
Chacun sait que le futur avicole immédiat de la France ne se fera pas par un combat fratricide.

Savoir conserver des concurrents à sa main est sagesse.
Mais pour le quart d’heure faisons silence.

Bercy comprendra trop tard que, depuis l’ouverture des frontières, l’adversaire n’est plus le voisin.
Si, dans l’instant c’est Doux, après Tilly, c’est la Bretagne qui est sur le grill, le tour des autres viendra, ce sera comme pour le diester.
C’est une question de temps, les sympathies incestueuses estompées, nul ne peut résister longtemps à un différentiel de compétitivité de plus de 20%.
Si l’assaut ne vient pas du métier il viendra par les magasins étrangers ou par Amazon.
Pour qui a étudié les mutations intervenues aux USA, là où d’état à état il existait, comme ici, des différences significatives, le futur est évident.
La France d’en haut, celle qui asphyxie d’abord, qui subventionne ensuite et qui enterre enfin, pourrait-elle l’entendre !

Sont aussi contre nous, tous ceux qui sont contre tout, contre l’élevage et le reste.

Toutes les radicalisations se multiplient quand la Nation ne donne plus le sens et qu’une partie de la population a perdu ses repères.

Bien sûr que dans un projet de territoire, au bénéfice du territoire, il faudrait mettre à plat ces pratiques et débusquer les intentions, obliger chacun à choisir son camp. C’est d’accord il y aura aussi la SNCF, mais pas seulement !

Puisse la Bretagne comprendre et ses élus aussi.

Sont avec nous :

Les ouvriers et les éleveurs, c’est entendu.
Les artisans, commerçants, entrepreneurs qui sont des prestataires ou des bénéficiaires directs ou indirects de Doux.
Les élus territoriaux, c’est sûr.
Les élus nationaux. Oui, je le crois, en paroles.
Il faudra cependant qu’ils nous expliquent comment on peut être pour le pays et voter des taxes, des écotaxes qui détruisent la compétitivité.
Mais après tout, voyons ce qu’ils feront demain, si ils en viendront à préférer leur pays.
Voyons si ils sauraient faire établir un « Robinson Act », pour construire la paix.

Nos forces et nos faiblesses :

Les éleveurs et les ouvriers sont de bons à très bons, le problème n’est pas là, sauf…

  • sauf que sur le long terme si nous ne renouvelons pas, si nous ne rénovons pas les poulaillers qui ont plus 20 ans de moyenne d’âge, quand les propriétaires en ont plus de 55 et ne voient pas le soleil, ça ne se passera pas bien, ni pour le chauffage ni pour le sanitaire.
  • sauf que pour les ouvriers, comparés aux pays concurrents, ils coûtent trop cher et ne sont pas payés assez cher.

Cherchez l’erreur ! Il en est deux :

  • les charges, bien sûr, alors : mettons en œuvre les allègements comme cela existe depuis des années dans l’industrie automobile.
  • le « financiarisme » (LBO et autres raiders)… ça tombe bien, dans les circonstances actuelles personne ne veut plus, en France, être propriétaire d’un abattoir à Châteaulin ou à Plouray.

Pour un demain qui crée l’envie, mettons en œuvre un dispositif du type Mondragon en Euskadi. Avec un établissement bancaire en marque blanche, l’argent des Bretons ainsi investi serait plus utile et mieux assuré que dans les placements aujourd’hui conseillés par des agents intéressés.

Rêve et Ose.

Merci de comprendre que mon propos n’ambitionne pas de tracter le passé dans le présent ; un entrepreneur ça pense à 20 ans, ils s’interrogent : dans cette nouvelle usine, qui sera ouvrier, des gens d’ici ou venus d’ailleurs, des fournisseurs, des clients, des amis, qui doit être propriétaire pour que dans 20 ou 30 ans le village aime son entreprise et son monde.

Là est la question.

Vivement demain :

Seuls des professionnels aguerris peuvent réussir dans des métiers exposés à la concurrence internationale.
Pour les 20 ou 30 ans qui viennent, le temps nécessaire à la France pour rétablir l’égalité des chances en Europe, je ne crois pas que les supers managers indispensables, les Carlos Ghosn, accepteront de porter financièrement la charge de l’immobilier.
On ne demande pas aux champions du foot de financer le stade.

Ah Il ne fallait pas, Il ne fallait pas autant…taxer !

Si besoin je puis vous fournir le benchmark qui compare les situations comptables et fiscales du match Allemagne/ France.
Puisse un jour nos experts-comptables oser en parler plutôt que de réciter.

Comment y aller: la Bretagne et ses instances

C’est simple, commençons par accepter que nous ne sommes plus la lumière du monde, acceptons de faire ainsi que les voisins qui réussissent.
Voici la marche suivie par eux :

Temps 1 :

Des professionnels aguerris établissent un business plan territorial qui prend en compte l’ensemble des éléments voulus :

  • les investissements nécessaires
  • les équilibres et autonomies financières durables
  • les charges de rémunération, celles des éleveurs et des employés, de paiement des fournisseurs.
  • l’impact sur l’emploi en regard du coût de chômage ainsi évité.
  • les retombées fiscales (sur les carburants, sur la tva, sur les assurances, sur les flux financiers…)
  • l’impact écologique comparé à l’importation.
  • l’impact induit par la rénovation des bâtiments d’élevage plutôt que pour leur destruction.
  • l’impact sociétal et celui de la préservation des expertises pour l’indépendance alimentaire.

Temps 2 :

La même équipe, complétée par des sachants travaille le business plan ainsi établi pour faire apparaître les différentiels avec le ou les pays concurrents ainsi que les efforts attendus de chacune des parties prenantes.

Il convient d’énoncer honnêtement

  • les dispositions attendues pour trouver les marges nécessaires, d’indiquer qu’elles sont les dispositions attendues de ceux qui impactent la rentabilité et que j’ai cité plus avant.
  • Indiquent où sont les variables d’ajustement quand les marges n’y sont plus.
  • identifient les dispositions nécessaires, comme par exemple le photovoltaïque sur les poulaillers.(25% des revenus éleveurs ont dit les Allemands)
  • la mission affectée à chacun, dont les élus qui par exemple ne doivent pas retenir, pour les cantines, des soumissionnaires qui auraient préférence pour des viandes importées.

Le business plan ainsi élaboré est alors soumis au vote des élus régionaux, en séance publique. Des explications sont demandées, de part et d’autre, les dispositions sont débattues et chaque parti vote en son âme et conscience.
Ainsi grandit la compréhension de l’économie par les électeurs.
C’est avec de telles dispositions que l’Allemagne des Landers nous a évincé.

Et bien sûr que le niveau des charges et des contraintes qui dépendent de l’état doit être garanti, « cofacé » par la Région. Nos élus, avec nous !
La prime d’assurance sera d’autant plus élevée que la parole manquera de fiabilité.
Si le manager peut prendre le risque du marché, du sanitaire, des performances, de la concurrence, il n’a plus les marges pour supporter la concurrence et l’instabilité de l’état.

Pour que la confiance revienne, Il ne convient plus que le mensonge rapporte plus que la vérité.

 

Concluons :

A ceux qui préfèrent le présent, qui préfèrent se dédouaner à minima et en argent, qui se limitent à redonner la tva perçue sur l’investissement, je souhaite bon vent.
Faire cesser les pertes c’est la Stratégie.
Faire de nouvelles usines c’est l’audace.
Donner envie aux éleveurs et ouvriers c’est affaire de confiance et de foi en l’avenir, pour ça, depuis les 35 heures l’entreprise ne le peut plus seule.

A ceux qui disent que c’est impossible, ainsi que l’on fait les spadassins de Montebourg à Charles Doux, posons-leur la question de ce qu’ils font là.

A ceux qui sont « avec nous » je dis : il est encore temps.

Mais faisons vite : Les ouvriers partis, les poulaillers en ruine, les plombiers absents, les campagnes vides, il sera trop tard.

La Bretagne ne doit pas devenir la Beauce.
C’est maintenant.

A ceux qui doutent et qui cherchent je dis :

La démarche ambitionne de mobiliser les talents et les envies plutôt que la peur.
Retrouvons l’honneur.
Ce n’est pas que le chemin est difficile, c’est le difficile qui est le chemin.

Je sais combien il est difficile pour des élus inscrits dans les prélèvements et les normes de basculer dans la mobilisation des convictions et des énergies. Nous serons à vos côtés si vous osez.

Je sais combien il est difficile de s’extraire de la pensée unique, qui conduit à l’opérateur unique d’abord et à l’écroulement ensuite.

Je sais aussi que le futur est affaire d’homme et de familles, il se construit à la maison, ce futur existe quand les conversations donnent aux enfants l’envie de succéder à leurs parents.

Fais comme à la maison !

Alain Glon.

 

8 commentaires

  • yann ar born

    Beau message… et d’expérience.
    Car notre maison c’est, avant tout, la Bretagne.
    Et » le problème de la Bretagne, C’est Paris » et tout ce que Paris inspire.
    « Puisse la Bretagne prendre en main son destin »
    Monsieur GLON, sortez nous un « homme providentiel » pour la Bretagne, et il sera suivi.
    « Puisse la Bretagne conserver ses racines et ses valeurs, ses centres de décisions »……. pour qu’un jour, à nouveau, elle serve à la France. » oui, mais charité bien ordonné, commence par soi-même.
    Nous avons la chance d’habiter un pays béni des dieux et relativement préservé des avatars qui touchent d’autres régions de notre planète.
    Profitons-en avant qu’il ne soit trop tard.

    • Jean Paul Jacquet la Censive 44360 Saint Etienne de Montluc

      Bravo Alain ! pour ce cri d’alarme charge de réalisme mais surtout d’esperance….
      Esct -ce un appel à chaque citoyen,chaque entrepreneur,chaque élu a s’engager pour un sauvetage dans un acte de foi regional….sous une forme ou une autre …?j’y suis prêt….

  • Gwenaël

    Alain,
    en effet faisons vite, chaque instant qui passe diminue notre identité (Bretonne), notre particularisme, notre ciment, notre langue …… en clair notre capacité à réagir, à créer, à foncer. Non pas séparément, mais ensemble. Réunis, les Bretons ont toujours été imbattables !
    Personnellement, depuis la pantalonnade de la réforme territoriale, je ne fais plus aucune confiance à nos élus. La majorité d’entre eux sont fonctionnaires (et amènent de l’eau à leur moulin), et nos bons énarques sont formatés pour atteindre trois objectifs: éviter la guerre civile, se remplir les poches sans risque, et laisser les véritables problèmes à leurs successeurs!
    Nous avons tout ce qu’il faut pour nous relever, mais il manque quelque chose, une étincelle, un détonateur, pour mettre en marche notre Bretagne.
    Jusqu’ici le départ n’a pas été donné, mais les Bretons de bonne volonté savent que ce moment est proche, en avant !

  • Thibaud KERNEC

    On ne peut rester indifférent à votre généreux appel à la mobilisation. Tout est bien pensé, bien dit, bien vu. Je suis des vôtres, par mon adhésion morale ; mais je ne suis malheureusement pas de ces professionnels aguerris, que le problème requiert. Ceci dit, ce blog, que je découvre aujourd’hui seulement, me permet enfin de mieux connaître votre Institut, votre personnalité, vos intentions; et m’encourage à devenir plus fidèle à vos rdv. Un grand merci.

  • BARRE Annick

    Nous ne pouvons qu’approuver votre brillante démonstration de la problématique économique territoriale….révoltons nous face à ce « libéralisme- jacobinisme  » qui frappe les régions et tout particulièrement la Bretagne…
    Mais comment faire, les élus dont je fais partie sont prêts à agir mais sur quelle initiative…merci de nous apporter les clés de l’action.

  • Le Corfec Alexandre

    Ou la famille Doux investissait elle quand les difficultes ont commencées à apparaitre ?
    N’est ce pas au Bresil ?

    CLT

  • Paul Wendling

    Merci Alain pour ton apport d’une vision ,  »les pieds sur terre » d’une affaire qui concerne toute notre région.
    Je l’ai transmise à plusieurs amis qui ne reçoivent pas les bons articles de l’Institut de Locarn.
    Je te souhaite toute l’énergie nécessaire pour continuer ton action permanente pour la Bretagne.

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