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Réflexions d’éthique sur le « soldat augmenté »


Chers amis, voici mes ‘Réflexions d’éthique sur le « soldat augmenté »’, parues dans Cahiers de la Revue de la Défense Nationale, décembre 2017.  

Rappel de définition. On appelle aujourd’hui « soldat augmenté » un militaire du futur, dont on aura accru les capacités sensorielles et motrices, communicatives et analytiques, voire émotives, par divers moyens mécaniques, chimiques ou électroniques, voire de génie génétique ; ces moyens  étant injectés, incorporés, incrustés ou attachés à son propre corps. Deux exemples simples : absorption d’une drogue permettant de rester plusieurs jours et plusieurs nuits de suite sans dormir et sans perdre en grande partie l’usage de ses facultés ; ou encore, un harnachement métallique permettant de courir sans fatigue sur trente kilomètres ou de porter sans effort cent cinquante kilos ; et bien d’autres choses encore. Un tel futur est déjà en partie présent.  

Introduction. Des questions éthiques sont posées au sujet d’armes nouvelles, chaque fois qu’elles ont quelque chose d’extraordinaire ou de perturbant. Ce fut notamment le cas pour les drones armés, les robots autonomes. C’est aujourd’hui le cas pour les nouveaux équipements, traitements, voire adaptations, qui constituent le « soldat augmenté ». Ces éléments d’augmentation qui viennent l’armer au plus proche de son corps doivent être conçus comme des armements d’un nouveau type, intermédiaires entre les artefacts physiques (fusil, avion de combat) et des renforcements psychiques ou psychophysiques tels que l’instruction ou la formation, l’organisation, la discipline, l’entraînement, etc.

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